Quel statut juridique pour un négociateur immobilier freelance ?

Voilà comment commence bien souvent l’aventure du travailleur indépendant. Un matin, un réveil, un déclic, une phrase.

Et vous voilà Freelance. Enfin presque. Il ne vous reste plus qu’à choisir votre structure.

Bien choisir son statut et son régime

“Cette fois, c’est parti, je me lance !”

 

Micro-entrepreneur, EIRL, salarié porté… il est bien souvent difficile d’y voir clair et de choisir le meilleur statut pour lancer son activité en Freelance.

Dans le cadre de ses ateliers gratuits (cf. calendrier des évènements), Immoportage a fait le point sur la question en comparant chaque statut et en vous en présentant les avantages et les inconvénients de chacun. Retour sur cette matinée d’échange.

 

La première mission du conseiller indépendant

Avant de se jeter corps et âme dans une structure qui présente en apparence les plus grands avantages, il faut se poser (au moins) une bonne question : Quel statut est réellement fait pour moi ? 
Une question bien délicate qui engendrera naturellement une multitude d’autres questions : Qu’est ce que je vends ? À qui ? Quel est mon business plan ? Comment vais-je trouver mes clients ? Par quel moyen ? Quelles sont mes prévisions financières ? 
C’est en connaissant parfaitement son offre que le freelance choisira le statut qui lui correspond le mieux.

Il existe 6 grands statuts pour les conseillers immobilier indépendants. Chacun d’entre eux a ses particularités administratives, ses taux de cotisation, ses privilèges et ses limites.

 

Les statuts juridiques pour les conseillers immobilier indépendants :

 

Le Microentrepreneur

Un statut très en vogue notamment dans les secteurs du transport et des activités immobilières.
Premier point : pour être micro-entrepreneur, vous devez justifier d’une qualification professionnelle ou être formé. Administrativement, c’est très simple, il vous suffit de déclarer votre activité et de vous immatriculer au RCS ou au RM, gratuitement, pour recevoir votre numéro de SIRET. Vous devrez ensuite cotiser entre 13,4% et 22,9% en fonction de votre activité.

 

L’EI ou l’Entreprise Individuelle

Ce statut est très simplifié. Il suffit d’envoyer votre dossier de constitution au CFE et vous recevrez quelques semaines plus tard votre numéro SIRET. Administrativement, c’est tout. Aucun statut juridique à rédiger et pas de comptabilité écrite à tenir sur l’année.

L’entreprise individuelle intègre deux régimes : le régime dit normal, et le régime simplifié. Sur le plan social, dans les deux cas, vous serez affilié au RSI. Fiscalement, vous pouvez choisir de cotiser sur les bénéfices réellement réalisés sur l’année (régime normal) ou simplement de payer la TVA annuellement (régime simplifiée).
Attention néanmoins, ce statut comporte un risque bien réel : patrimoines personnel et professionnel sont confondus. L’entrepreneur est responsable des dettes contractés qui peuvent même s’étendre sur les biens du conjoint.

 

Le Portage Salarial

Le régime du portage salarial permet à des indépendants non immatriculés, de pouvoir exercer une activité en toute autonomie, sans contrainte administrative ni de gestion, tout en bénéficiant des garanties sociales attachées au statut de salarié. Vous êtes déchargé de toutes les questions liées à l’administration et à la fiscalité tout en bénéficiant d’une protection sociale.
C’est la garantie de travailler de manière autonome, tout en profitant d’un réseau existant et d’un accompagnement dans le développement professionnel, notamment dans la phase de préparation, de lancement puis de déploiement de l’activité.